Improv collective action & activism

July 9 @ 10h00-16h00 | La Sala Rossa

The colloquium “Improvisation, Collective Action, and the Arts of Activism” will bring together activists, artists, and scholars to critically interrogate the idea(l)s of autonomy, freedom, and agency that are central to neoliberal cultural formations and to the modes of collective action that contest those formations. What kinds of polities and communities have these idea(l)s translated into? How have the autonomous collectives that emerged in the wake of recent counterhegemonic mobilizations challenged the centrifugal modes of action and diffuse power structures fostered under neoliberalism? What are the political implications of neoliberalism’s valorization of spontaneous orders and risk-taking for counterhegemonic movements that look to improvisatory performance practices (and their attendant ethical sensibilities) as pathways towards the construction of radically democratic communities? How might the critical tools of improvisation studies and related fields of inquiry (e.g. performance and music studies, radical democratic theory, studies of collective action) serve to trouble neoliberal moves to “relax,” and “autonomize” agents from, governmental regulations? In what ways might we use those tools to bring to the fore improvisatory practices and processes that engage with alternative understandings of autonomy, agency, and risk-taking? How might the aesthetic and ethical gestures derived from, or inspired by, improvisatory traditions in the arts contribute to the politicization/denaturalization of neoliberal cultural norms?

 

IICSI: International Institute for Critical Studies in Improvisation

PGSS: The Post-Graduate Students’ Society of McGill University

SALA: Société des arts libres et actuels

IPLAI Institute for the Public Life of Arts and Ideas (McGill University)

 

L’improvisation, l’action collective et les arts du militantisme*

*Dans le texte qui suit, le masculin désigne tous les genres.

Le colloque rassemblera des militants, des artistes et des universitaires afin d’interroger, sous un angle critique, les idées/idéaux d’autonomie, de liberté et de capacité d’agir qui sont au cœur des formations culturelles néolibérales ainsi que des modes d’action collective qui contestent ces formations. Sous quelles formes de régimes et de communautés ces idées/idéaux se sont-ils traduits? En quoi les collectifs autonomes ayant émergé aux lendemains des récentes mobilisations contre-hégémoniques ont-ils défié les modes d’action centrifuges et les structures de pouvoir diffuses que le néolibéralisme entretient? Qu’est-ce que la valorisation néolibérale des ordres spontanés et de la prise de risque implique, sur un plan politique, pour les mouvements contre-hégémoniques qui mobilisent des pratiques performancielles improvisationnelles (et sur les sensibilités éthiques qui y sont associées) pour construire des communautés radicalement démocratiques? Comment mobiliser les outils critiques offerts par les études en improvisation et les champs de recherche qui y sont reliés (études musicales et de la performance, théories de la démocratie radicale, études sur l’action collective) afin de mettre en tension les tentatives néolibérales d’« alléger » les régulations gouvernementales et d’en « autonomiser » les acteurs sociaux? Comment pourrions-nous employer ces outils en vue de mettre de l’avant des pratiques d’improvisation et des procédés mus par des compréhensions alternatives de l’autonomie, la capacité d’agir et la prise de risque? En quoi les gestes éthiques et esthétiques dérivés ou inspirés des traditions d’improvisation dans les arts contribuent-ils à la politisation et la dénaturalisation des normes culturelles néolibérales?